Mon cinéma : deuxième trimestre 2013.

Avis sur les films vus au cinéma entre avril et juin 2013.

J’ai aimé…

Acteurs de cristal - Rencontre avec Valérie Dréville
Film français de Yannick Butel.
Exigeant sans être didactique, ce document passionnant sur la notion de présence chez l’acteur est formellement très réussi. Il met lui-même en jeu ce que décrit son commentaire : la lutte originelle de la matière et du verbe.
Clip
Film serbe de Maja Milos.
Ce film coup-de-poing montre une jeunesse serbe salie par un mélange d’ultra-nationalisme et d’ultra-libéralisme. La jeune Isidora Simijonovic s’y révèle, énergique et sensuelle.
L’Inconnu du lac
Film français d’Alain Guiraudie.
Un thriller dense et aérien. Les corps et la nature y sont magnifiquement filmés.
The Lebanese Rocket Society
Film libanais de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige.
Un « documentaire d’aventure » sur la conquête spatiale au Liban. Un appel à la grandeur, politique et joyeux, usant de nombreux médias (interviews, archives, photographies, animations…).
Les Lendemains
Film français de Bénédicte Pagnot.
Un drame étudiant, politique et sensible.
La Maison de la Radio
Film français de Nicolas Philibert.
Un beau film de voix et de visages, monté avec malice. Le réalisateur dépasse le simple hommage, et montre le lieu comme un formidable réservoir de formes et de sons.
Paradis : espoir
Film autrichien d’Ulrich Seidl.
Très bien tenu, ce récit d’un amour interdit dérange avant de captiver. Un remarquable filmage des adolescents.
Paradis : foi
Film autrichien d’Ulrich Seidl.
Une mise en scène rigoureuse, portée par l’époustouflante performance de Maria Hofstätter et Nabil Saleh.
Shokuzai
Film japonais de Kiyoshi Kurosawa.
Ce feuilleton adapté en dyptique est un mélodrame puissant, et un regard cruel sur la place de la femme dans la société nipponne.
Spring Breakers
Film états-unien d’Harmony Korine.
Une plongée, acide et lancinante, dans la vacuité rêveuse mais agressive d’une certaine jeunesse états-unienne.
Une jeunesse amoureuse
Film français de François Caillat.
Un journal intime, filmé avec grâce et sensibilité. Une œuvre aqueuse, où chaque souvenir de l’auteur nous parle de l’Histoire et de notre histoire.
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Je n’ai pas aimé…

L’Attentat
Film israélien de Ziad Doueiri.
Un film confus et creux, qui ne s’engage ni sur le fond ni sur la forme.
Entrée du personnel
Film français de Manuela Fresil.
Le cadre et le sujet extrêmement prometteurs semblent dépasser la réalisatrice qui accouche d’un bon film à débat.
Inch’Allah
Film canadien d’Anaïs Barbeau-Lavalette.
Malgré le décor saisissant d’un camp de réfugié palestinien, la réalisation manque d’inventivité. Trop de facilités psychologiques et idéologiques. Néanmoins, Sabrina Ouazani et Yousef Sweid font du très bon travail.
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Note : vous pouvez voir et .

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