Mon cinéma : premier trimestre 2013.

Avis sur les films vus au cinéma entre janvier et mars 2013.

J’ai aimé…

5 caméras brisées
Film franco-israëlo-palestinien d’Emad Burnat et Guy Davidi.
L’évocation sidérante du quotidien d’un village palestinien rongé par la colonisation israélienne. Une mise en scène et une narration intelligentes au service d’une œuvre engagée mais complexe.
Aujourd’hui
Film franco-sénégalais d’Alain Gomis.
L’ultime journée d’un Saul Williams parfaitement utilisé. Un film qui ne se tient pas toujours très bien, mais que les musiques, les couleurs et la pluralité des sentiments rendent profondément vibrant.
Camille Claudel 1915
Film français de Bruno Dumont.
Au-delà de l’émouvant témoignage, une expérience cinématographique rare, d’une grande rigueur formelle. Remarquables performances de Juliette Binoche et Jean-Luc Vincent, tout autant que des non-professionnels.
Syngué Sabour. Pierre de patience
Film franco-germano-afghan d’Atiq Rahimi.
Une adaptation du roman de Rahimi, polie par l’écriture à quatre mains avec Jean-Claude Carrière. Un quasi-huis-clos d’une très grande sensibilité dans le jeu des acteurs, la lumière et les mouvements de caméra.
Tabou
Film franco-portugais de Miguel Gomes.
Œuvre envoûtante, dont la déconcertante — mais intelligente — première partie dans l’Europe de Bruxelles cède devant une seconde, violente et passionnée, dans l’Afrique coloniale. Les somptueuses images en noir et blanc, ainsi que la bande-son ajoutent encore à mon film favori de ce début d’année.
Ultimo Elvis
Film argentin d’Armando Bo.
Un premier film très maîtrisé en terme d’écriture et de montage. Un drame d’une grande retenue, presque distant, servi par un John McInerny confondant et des séquences de concert qui feront date.
Zero Dark Thirty
Film états-unien de Kathryn Bigelow.
Film d’action tendu et extrêmement efficace, jamais tortueux et (visiblement) sans parti pris. En 2 heures 40, la tension va monter au fur et à mesure que le récit va se ramasser.
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J’ai moins aimé…

The Master
Film états-unien de Paul Thomas Anderson.
Le professionnalisme du réalisateur et de ses deux acteurs principaux (Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman) ne sauve pas de l’ennui ce labyrinthe creux.
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Je n’ai pas aimé…

Queen of Montreuil
Film français de Solveig Anspach.
C’est léger et hétéroclite. Quelques scènes touchantes et le duo Florence Loiret-Caille / Éric Caruso compensent le montage précipité et la musique insupportable.
Film français d’Ana Dumitrescu.
Un pseudo-pamphlet en forme de simple constat, filmé comme un mauvais reportage. La réalisatrice est baladée par des intervenants qui lui disent quoi filmer, et on en ressort finalement comme on y est entré.
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Note : vous pouvez voir .

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